Choisir un casque filaire

Le câble n'est pas une régression

Un casque filaire ne tombe jamais en panne de batterie, ne se met pas à jour, et ne perd pas la connexion au mauvais moment. Sur un bureau, ces trois absences valent plus que la liberté de mouvement qu'on échange contre elles.

Le reproche qu'on lui fait le plus souvent, le fil qui traîne, se règle avec un câble détachable et une longueur honnête. Le reproche qu'on ne lui fait jamais, c'est qu'il ne s'use pas par la batterie, c'est-à-dire par la pièce qu'on ne peut pas remplacer.

Ce qui compte, dans l'ordre

Le confort passe avant le son, et de loin. Un casque qu'on retire au bout d'une heure ne sert à rien, quelle que soit sa courbe de réponse. Regardez le poids, la pression sur les tempes, et la matière des coussinets, qui est la pièce qui s'use en premier et qui doit donc être remplaçable.

Vient ensuite l'isolation. Un circum-auriculaire fermé vous coupe du bureau sans électronique ; une réduction de bruit active fait la même chose en consommant, en ajoutant un souffle et en coûtant trois fois le prix.

L'essai qui vaut la peine

Écoutez un enregistrement que vous connaissez par cœur, pas une démonstration. Ce que vous cherchez n'est pas ce que le casque ajoute, c'est ce qu'il enlève : une voix reculée, des cymbales qui sifflent, une basse qui mange le reste.

Dix minutes suffisent. Si quelque chose vous gêne au bout de dix minutes, cela vous gênera encore dans six mois.

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